Pour nous faire sourire ou rêver, certains hommesDeviennent les automates, hommes de cire
Qui s'animent des qu'ils aperçoivent un sourire
Au milieu d'une foule d'anonyme qui se forme
Gentils compagnons des foires ou des musées
A peine les a -t-on regardés se mouvoir
Que ces mannequins du néant, ralentis et figé
dressent un doigt tendu vers le miroir
Comme pour nous montrer le chemin à suivre
Ces pantins parfois si gauches et si fragiles
Sont le reflet de nos âmes puériles
Parfois sur une scène on les voit vivre
Les automates marchent en boitant
Car chaque pas est saccadant
Et le mouvement de leur bras et de leur tête
Marque la cadence d'un temps qui s'arrête
Peut être sommes nous semblables à ses êtres sans vie
Qui hantent les théâtres et les foires
Et qui se rient de la mort et du désespoir
Exilés dans le monde de humains au milieu de la nuit
En souvenir de Christian G.
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